Questions fréquemment posées
1. LES ENREGISTREURS DE VOL
Qu'est-ce-qu'une "boîte noire" ?
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Les enregistreurs de vol sont deux équipements embarqués à bord d'un avion de transport. L'un enregistre les paramètres de vol (Flight Data Recorder - FDR), l'autre, les conversations et sons dans le poste de pilotage (Cockpit Voice Recorder - CVR) |
Ces équipements extrêmement protégés doivent permettre la survie de ces enregistrements lors d'un accident aérien.
Comme d'autres sources d'information, les enregistreurs de vol sont un outil important d'enquête.
Quelles sont les différences entre les "boîtes noires" ?
Le FDR enregistre les paramètres. Ces paramètres, par exemple, vol, vitesse, altitude, cap magnétique, paramètres moteurs, fonctionnement du pilote automatique, sont généralement mesurés et enregistrés toutes les secondes. Peu nombreux sur les avions les plus anciens (années 1960), il peut y avoir environ un millier de paramètres sur un avion moderne .
Comment peuvent-elles être intactes après un accident ?
Une "boîte noire" est composée de deux parties : une première partie qui sert au fonctionnement général. Cette première partie est susceptible de brûler, d'être détériorée, voire détruite par le choc.
Une seconde partie, la partie mémoire proprement dite, est dans un boîtier blindé représentant 70% du poids de la boîte. Ainsi pour un poids total de dix kilogrammes, 7 kg assurent la protection de la mémoire comme une sorte de sarcophage.
Cette protection résiste à :
Comment sont enregistrées les données ?
Il existe des mémoires de deux types :
Bien entendu, elles dépendent de l'alimentation des enregistreurs.
Comment peut-on repérer une « boîte noire » immergée ?
Grâce à un système de localisation portable qui permet la reconnaissance des signaux (1 bip/seconde à 37,5 kHz) émis par les balises des enregistreurs. Les balises sub-aquatiques doivent émettre ce signal pendant au moins trente jours. Une balise ne donne aucune information particulière. L'intensité du signal ne présage en rien du contenu des enregistreurs.
2. LES ENQUETES
Qu'appelle-t-on enquête technique ?
Conformément à l'Annexe 13 à la Convention relative à l'aviation civile internationale, à la Directive 94/56/CE et à la Loi n° 99-243 du 29 mars 1999, le seul objectif de l'enquête technique est de tirer de l'événement des enseignements susceptibles de prévenir de futurs accidents.
L'enquête technique est distincte de toute action judiciaire ou administrative visant à déterminer les fautes ou les responsabilités.
Pourquoi le BEA ne communique-t-il pas « à chaud » après un accident ?
La division de la Communication du BEA veille à ce que les informations sortantes répondent à l'éthique du BEA qui n'émet ni jugement de valeur ni extrapolation hâtive. Ainsi elle ne donne à connaître que des informations validées dans le cadre de la mission du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses.
Que se passe-t-il quand un accident survient à l'étranger ?
Dans le cadre d'un accident à l'étranger, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses ne peut communiquer sans le consentement formel de l'Etat qui mène l'enquête conformément à l'Annexe 13 à la Convention relative à l'Aviation civile internationale. Tout manquement irait à l'encontre de la confiance et de la coopération mutuelles qui doivent exister entre les Etats concernés.