Communiqué de presse, diffusé le 21 avril 2004
Accident survenu à Charm el-Cheikh le 3 janvier 2004
|
L'enquête menée par les autorités égyptiennes sur l'accident du Boeing 737 de Flash Airlines à Charm el Cheikh se poursuit, avec la participation des enquêteurs américains (NTSB) et français (BEA) et la collaboration du constructeur Boeing. Dans ce cadre, le Président de la commission d'enquête a souhaité faire la communication suivante. Sur la base des constatations faites et des premières analyses, il a été établi que l'accident est lié à ce qui se passe à bord de l'avion entre son décollage et son heurt avec la surface de la mer. Ces travaux, ainsi que les premiers calculs et simulations qui ont été effectués par le constructeur, ont permis de réduire le champ des recherches et d'éliminer plusieurs causes possibles de l'accident, mais ils n'ont pas encore permis d'expliquer ce qui s'est passé le 3 janvier. Des recherches complémentaires ont donc été entreprises. Ainsi, les enquêteurs français et égyptiens ont réussi à améliorer sensiblement la qualité de la lecture de la bande magnétique sur laquelle sont enregistrés les derniers échanges dans le poste d'équipage. Cette amélioration va faciliter la transcription complète des paroles prononcées et les analyses spectrales du bruit de fond, elle permettra peut-être aussi d'identifier certains bruits de sélecteurs entendus pendant le vol. De même, des travaux au simulateur de vol ont été organisés en France, avec le soutien de la compagnie Air France, et aux Etats-Unis pour mieux comprendre les évolutions de l'avion et le fonctionnement des systèmes de bord. Ces travaux sont en cours. Une information complémentaire sur les progrès de l'enquête sera faite lorsqu'ils seront terminés. |