Opérations de recherches en mer

Ce document a été réalisé en concertation et avec l'accord de l'autorité égyptienne responsable de l'enquête technique. Il a pour objectif d'établir un bilan des opérations marines menées par la France et l'Egypte à la suite de l'accident survenu au Boeing 737-300 immatriculé SU-ZCF exploité par Flash Airlines, le 3 janvier 2004 au large de Charm el-Cheikh. Il présente notamment les moyens et la stratégie qui ont été mis en oeuvre pour la recherche et la récupération des enregistreurs. La chronologie des recherches, la cartographie des débris ainsi que la liste des pièces remontées sont également détaillées. Ces recherches se sont déroulées du 3 janvier au 5 février 2004.

La recherche d'éventuels survivants dans un premier temps puis la recherche des corps ont été les priorités des sauveteurs et des enquêteurs. Il convient de noter le contexte des recherches particulièrement médiatisé en France du fait du grand nombre de victimes de nationalité française, ainsi qu'en Egypte, pays d'occurrence et de l'exploitant. Des spéculations liées à la sécurité (navigabilité de l'avion) et à la sûreté (attentat) se sont multipliées dans l'attente des premiers résultats de l'enquête technique. L'absence d'émission d'un message de détresse de l'avion a contribué à alimenter ces premières spéculations. Des enquêtes judicaires coordonnées par l'intermédiaire d'une commission rogatoire internationale ont également été ouvertes en France et en Egypte à la suite de l'accident.

Tout accident aérien, et donc la catastrophe de Charm el-Cheikh, rentre dans le cadre de la Convention de Chicago de 1944 relative à l'Aviation Civile dont l'Egypte et la France sont signataires. L'Annexe 13 à cette Convention précise les responsabilités des Etats concernés lors de la conduite de l'enquête technique. Seule l'enquête technique menée par la commission d'enquête égyptienne, avec la participation des Etats-Unis (NTSB) et de la France (BEA), est effectivement en mesure d'apporter des éléments de réponse sur les causes de cet accident.

Les recherches n'auraient pas pu être réalisées sans la contribution des marines égyptienne et française et des sociétés LDA, FTM, Comex et ACSA. La Marine nationale avait notamment envoyé de nombreux moyens humains et matériels. Deux navires de recherches équipés de robots sous-marins ont en outre été affrêtés pour compléter le dispositif. Les opérations de recherches ont nécessité de nombreuses coordinations entre les différents intervenants afin de répondre le plus rapidement possible aux nombreuses interrogations soulevées par cette catastrophe.

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