| Accidents de vol à voile 1999 - 2001 |
Glossaire
| AD |
Aérodrome |
| AF |
Aérofreins |
| ATC |
Contrôle aérien |
| BEA |
Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile |
| BKN |
Nuages morcelés (5 à 7 octas), suivi de la hauteur de la base des nuages |
| CRIS |
Aide mnémotechnique à la check-list avant décollage |
| DGAC |
Direction Générale de l'Aviation Civile |
| FEW |
Nuages rares (1 à 2 octas), suivi de la hauteur de la base des nuages |
| FFVV |
Fédération Française de Vol à Voile |
| GPS |
Système de positionnement mondial par satellite |
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Heures de vol |
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Conditions météorologiques de vol aux instruments |
| Km |
Kilomètre |
| Kt |
Noeud |
| QNH |
Calage altimétrique requis pour lire l'altitude de l'aérodrome |
| RCA |
Réglementation de la Circulation Aérienne |
| SFACT |
Service de la Formation Aéronautique et du Contrôle Technique |
| ULM |
Ultra Léger Motorisé |
| VFR |
Règles de vol à vue |
| VV |
Licence de pilote privé vol à voile |
Après une année 1996 marquée par de nombreux accidents[1] dans la communauté du vol à voile (planeur et planeurs motorisés), les statistiques montrent depuis cette date une diminution du nombre de personnes tuées ou blessées. Après une stagnation jusqu'en 1999, les années 2000 et 2001 se caractérisent par un nombre peu important d'accidents mortels dans le domaine du vol à voile en France, comparées aux années précédentes. On en dénombre quatre en 2000 et quatre en 2001 ayant fait respectivement quatre et cinq morts.
Le tableau suivant présente l'évolution des conséquences des accidents[2] de vol à voile en France depuis 1990.

Figure 1 : Evolution du nombre de victime en accidents de vol à voile
(survenus en France à des aéronefs français et étrangers)
Cette étude se propose de mettre en évidence les circonstances dans lesquelles ces accidents sont survenus et d'en analyser leurs causes.
1 - PRESENTATION DES ACCIDENTS
Les statistiques sont établies à partir des données portées à la connaissance du BEA, concernant les planeurs et les planeurs motorisés, français ou étrangers, impliqués dans un accident en France.

Figure 2 : Evolution du nombre d'accidents et d'accidents mortels en vol à voile
Entre 1998 et 2001, le nombre d'accidents rapporté à l'activité reste à peu près constant (voir figure 2). La figure 1 indique que le nombre de morts en 2000 et 2001 est en régression par rapport aux années précédentes. Cette baisse s'inscrit dans le cadre d'une diminution quasiment continue du nombre de morts depuis 1996. Le nombre de blessés reste quant à lui du même ordre de grandeur depuis 1997.
Dans le graphique ci-dessous figurent les données relatives aux accidents mortels d'aviation générale (toutes activités confondues : planeurs, avions, ULM, voilures tournantes, ballons) survenus en France à des aéronefs d'exploitation française ou étrangère. Ces statistiques font apparaître une stagnation du nombre d'accidents mortels depuis 1998 avec une recrudescence pour l'année 2001.

Figure 3 : Evolution du nombre d'accidents mortels en aviation générale
Ces accidents peuvent être liés au pilote, à l'environnement, à la nature du vol, au cadre d'exploitation ou à une défaillance technique. Dans les chapitres suivants sont récapitulées certaines circonstances communes à un nombre significatif d'événements en vol à voile.
Cette étude porte sur cent dix-sept planeurs ou planeurs motorisés d'exploitation française ou étrangère accidentés sur le sol français pendant la période 1999-2001. Pour chaque accident, la démarche de l'enquête technique du BEA consiste à recueillir les faits, à les analyser et à déterminer les causes probables ou identifiées pour en tirer des enseignements dans un but de prévention.
Quatre types d'événements composent la majorité des accidents de planeurs : les pertes de contrôle en vol, les collisions au sol et en vol avec des obstacles, les atterrissages ou les décollages manqués et enfin, les abordages.

Pour chaque type d'événement, un arbre des causes a été élaboré, mettant en évidence les facteurs causaux descriptifs et explicatifs pouvant conduire à ces types d'accidents. Ces arbres, disponibles en annexe, ont été élaborés à partir des cent dix-sept accidents servant de base à cette étude et sont donc évolutifs.
1.2.1 Perte de contrôle en vol
La perte de contrôle en vol (au décollage, en croisière ou lors de la phase d'atterrissage) apparaît dans dix-neuf accidents ayant fait neuf morts et six blessés.
La perte de contrôle en vol consiste en un écart important entre les paramètres de vol du planeur (incidence, vitesse, symétrie, ...) et les paramètres recherchés par le pilote, au point qu'il ne peut plus parvenir à faire suivre à son planeur la trajectoire désirée. (voir arbre des causes en annexe)
Ces accidents surviennent généralement lors d'évolutions à faible vitesse dans des conditions turbulentes et à proximité du relief[3] ou lors des phases de décollage ou d'atterrissage en campagne. Ils peuvent aussi survenir sur aérodrome, lors d'évolutions réalisées près du sol et à des vitesses relativement faibles. La charge de travail du pilote est alors importante et la trajectoire doit être tenue avec précision. La surveillance de l'environnement requiert une dispersion d'attention rigoureusement organisée. Ces compétences demandent par exemple beaucoup d'énergie à un stagiaire en formation initiale. Lorsque la hauteur du planeur est suffisamment importante, la perte de contrôle est ordinairement récupérée avant la collision avec le sol.
Parmi les événements étudiés, un accident dans cette catégorie est dû à une rupture en vol consécutive à une perte de contrôle survenue à la suite de la perte de références visuelles extérieures.
1.2.2 Collision avec obstacle/relief
Vingt-trois collisions avec le relief[4] ont été relevées de 1999 à 2001. Ces collisions ont fait quatorze morts et sept blessés. La plupart de ces accidents sont localisés dans le sud-est de la France.
Les collisions avec le relief ou avec des obstacles se retrouvent lorsque le pilote évolue à proximité des crêtes ou du relief ou à la suite d'une perte de contrôle en vol. Plusieurs facteurs liés à l'environnement ou directement au pilote, à sa représentation de la situation, à sa technicité ou à sa personnalité, entrent alors en jeu. (voir arbres des causes en annexes 3 et 3bis)
L'article 4.5 du RCA 1[5] prévoit des marges de franchissement des obstacles et des niveaux minimums de vol à l'intention des aéronefs. Il est cependant précisé dans cet article que «les aéronefs non motopropulsés effectuant des vols de pente peuvent faire exception à cette règle sous réserve de n'entraîner aucun risque pour les personnes ou les biens à la surface ». Cet article laisse au pilote de planeur le soin d'évaluer lui-même la hauteur de sécurité.
1.2.3 Atterrissage / décollage manqué
En 1999, 2000 et 2001, cinquante-neuf accidents se sont produits lors des phases d'atterrissage. Ces accidents ont fait dix blessés lors d'atterrissages en campagne et un mort et six blessés lors d'atterrissages sur ou près d'un aérodrome. Il est à noter qu'un seul accident mortel s'est produit lors d'un atterrissage manqué pendant ces trois années. Vingt-deux accidents se sont produits lors des phases de décollage faisant quatre morts et huit blessés.
Les décollages manqués comprennent :
Les causes peuvent en être diverses, impliquant directement le pilote, les procédures appliquées ou l'environnement. (voir arbres des causes en annexes 4 et 4bis)
Trois abordages ayant fait deux morts et un blessé se sont produits en 1999, deux entre planeurs et un troisième impliquant un planeur et un avion de ligne. Aucun abordage ne s'est produit en 2000 et 2001. Sur les deux abordages survenus entre planeurs, un s'est produit en phase de transition alors que les deux planeurs étaient en vol rectiligne avec des trajectoires sensiblement opposées, l'autre s'est produit à la suite d'un changement de sens de spirale alors que les deux planeurs spiralaient initialement dans le même sens. Le troisième abordage impliquait un planeur en vol d'onde au niveau de vol 80 et un Airbus A320 en approche sur l'aéroport de Montpellier[8].
1.3 Renseignements complémentaires
Les éléments de ce paragraphe restituent certaines circonstances relatives aux accidents étudiés entre 1999 et 2001.
1.3.1 Renseignements concernant les pilotes
1.3.1.1 Instruction
Les événements étudiés ci-après sont relatifs à des vols en instruction effectués avec un instructeur à bord (vol en double commande).
On constate que les accidents se produisant en instruction sont relativement peu nombreux comparés à l'activité d'instruction. Les vols d'instruction en double commande représentent environ 25 % des heures de vol effectuées en France[9], or les accidents s'étant produits pour ce type de vol sont au nombre de treize soit 11 % du total des cent dix-sept accidents de la période 1999-2001.
D'autre part, cinq accidents se sont produits lors de vols en solo supervisés par un instructeur et ont provoqué un blessé et de légers dommages sur le matériel.
1.3.1.2 Age des pilotes
Les chiffres relatifs aux années 1999, 2000 et 2001 révèlent que les pilotes âgés de moins de vingt-cinq ans sont relativement peu exposés aux accidents (6 % des accidents pour une activité proche de 20 % de l'activité globale), ces accidents étant en outre suivis de conséquences peu importantes (pas de tués ni de blessés pour cette tranche d'âge entre 1999 et 2001). Proportionnellement, les pilotes âgés de moins de vingt-cinq ans volent plus souvent dans le cadre de l'instruction que les pilotes plus âgés, souvent plus expérimentés.

Figure 4 : Accidents par tranche d'âge des pilotes
Entre 1999 et 2001, huit accidents ont impliqué des pilotes âgés de soixante-dix ans ou plus (7 % des accidents). Le nombre de licences détenues par ces pilotes est relativement faible (3 % des licenciés en France). Bien que, en valeur absolue, peu d'événements soient survenus à ces pilotes, la proportion révèle qu'ils sont plus souvent impliqués dans des accidents graves.

Figure 5 : Age des pilotes impliqués dans un accident
Remarques :
1.3.1.3 Expérience des pilotes
| Nombre d'accidents | Nombre de morts | Nombre de blessés | |
| Expérience < 100 hdv | 16 | 1 | 4 |
| Expérience 100 hdv ou plus | 98 | 19 | 29 |
| Total | 114 | 20 | 33 |
La lecture de ce tableau[10] montre qu'une faible expérience en pilotage ne paraît pas constituer un élément de risque significatif. Sur les seize accidents impliquant des pilotes dont l'expérience est inférieure à cent heures, il y a eu quatre blessés et un mort. Cette catégorie de pilotes représente environ 40 % des licenciés.
1.3.1.4 Nationalité des pratiquants

Figure 6 : Répartition
des accidents par nationalité
Des pilotes étrangers sont impliqués dans un quart des accidents de planeurs en France. On ne connaît pas avec précision le nombre d'heures de vol qu'ils réalisent. Si l'on se rapporte à l'estimation effectuée par la FFVV (autour de 20 à 22 %), ils seraient légèrement plus impliqués dans des accidents que des pilotes français. La gravité de ces événements semble cependant supérieure (40 % des morts sont des pilotes étrangers). Sur huit pilotes étrangers décédés entre 1999 et 2001, cinq étaient allemands, deux hollandais et un italien. Ce chiffre est relativement important comparé aux douze morts d'origine française.
1.3.2 Répartition des accidents
1.3.2.1 Répartition saisonnière

Figure 7 : Répartition mensuelle des accidents
Le vol à voile est une activité saisonnière. Elle est faible pendant les mois d'hiver et le mois de mars est marqué par un afflux de pratiquants en direction des Alpes du Sud. Le nombre d'accidents suit cette variation saisonnière modulée cependant par des facteurs tels que le manque d'entraînement en début de saison ou la volonté d'effectuer de longs vols par conditions météorologiques peu favorables.
1.3.2.2 Lieu d'occurrence

Figure 8 : Répartition géographique des accidents
Environ 45 % des accidents en vol à voile se produisent dans les régions alpines. Les accidents localisés dans ces régions sont nettement plus graves que ceux localisés dans les autres régions de France. Pour la période 1999-2001, le bilan a été de quinze morts dans les régions alpines pour cinq dans les autres régions. Pour les années 2000 et 2001, on remarque que la totalité des accidents mortels se sont produits dans cette région (neuf accidents, dont cinq à la suite d‘une collision avec le relief). D'après les chiffres de la FFVV, environ un tiers de l'activité nationale en vol à voile est réalisée dans cette zone. On y dénombre en outre les deux tiers des blessés.
1.3.2.3 Phase de vol
Le graphique ci-après montre la répartition des accidents et de leurs conséquences suivant les phases de vol : décollage, croisière et atterrissage. Il apparaît sur ce graphique que les accidents mortels se produisent très majoritairement en croisière (vol à proximité du relief). A l'inverse, les accidents les plus nombreux se produisent lors des phases d'atterrissage. Cependant, les conséquences corporelles sont moindres.

Figure 9 : Morts et blessés par phase de vol
1.3.2.4 Type d'appareil

Figure 10 : Accidents suivant le cadre d'exploitation (pilotes français)
La comparaison des statistiques entre planeur et planeur motorisé révèle que les accidents impliquant un planeur motorisé sont plus souvent mortels que ceux impliquant un planeur. Quatre-vingt-onze accidents de planeur lors des trois années 1999, 2000 et 2001 ont provoqué douze morts (un mort pour huit accidents) alors que les vingt-huit accidents de planeur motorisé, pendant la même période, ont fait huit morts (un mort pour trois accidents).
1.3.2.5. Cadre d'exploitation
Pilotes français :

Figure 11 : Répartition des accidents suivant le cadre d'exploitation (pilotes français)
La proportion d'accidents survenus à des aéronefs exploités par leur propriétaire est importante lorsqu'elle est comparée à l'activité globale. Les conséquences de ces accidents sont en moyenne plus graves. Leur étude fait apparaître une insuffisance ou une absence d'encadrement et révèle des défaillances dans le maintien des compétences et dans la préparation des vols.
En cas de dysfonctionnement de la balise de détresse lors d'un accident, l'alerte est généralement plus tardive que lorsque le planeur vole au sein d'un aéroclub.
Remarque :
Les événements survenant à des pilotes isolés volant hors de toute association ou club ne sont pas toujours portés à la connaissance du BEA lorsque les dommages sont d'ordre matériel.

Figure 12 : Répartition des accidents suivant le cadre d'exploitation (pilote étrangers)
Durant la saison, seuls quelques aéro-clubs étrangers se déplacent en France avec leur matériel en même temps que leurs adhérents et leur encadrement. Une majorité des pilotes étrangers volant en France sont eux-mêmes propriétaires de leur aéronef. De ce fait, ils ne bénéficient pas systématiquement de l'encadrement que les associations apportent à leurs adhérents, aussi bien pour l'évaluation de leur compétence que pour la préparation des vols.
2 - Analyse et facteurs causaux
Un accident n'est généralement pas la conséquence directe d'une seule cause mais résulte de l'enchaînement ou du cumul de plusieurs facteurs. Un facteur déclenchant un événement est généralement accompagné par des facteurs contribuant à son occurrence. Dans les paragraphes suivants sont décrits les facteurs récurrents observés dans les accidents étudiés.
2.1 Défaillances survenant lors de la préparation du vol
Une insuffisance dans les actions préliminaires au vol a directement contribué à onze accidents ayant fait cinq morts et deux blessés.
Les actions préliminaires au vol comprennent aussi bien les tâches relatives à la préparation du vol (examen de la situation météorologique, étude de la carte, etc.) que les vérifications du matériel à effectuer avant le départ (visite pré-vol, check-list avant décollage -CRIS-, etc.).
Dans les associations, le responsable des vols précise au cours d'un briefing quotidien la situation et les prévisions météorologiques, les particularités de l'espace aérien, les consignes spécifiques pour l'activité ou pour l'aérodrome ainsi que d'autres informations essentielles au bon déroulement des vols. Un débriefing sur les conditions de vol de la veille est également parfois effectué et procure aux pilotes une analyse a posteriori de la situation. Ces briefings ont aussi pour but d'attirer l'attention des pilotes sur un danger potentiel ou de leur rappeler les consignes de sécurité. Une méconnaissance de ces éléments ne constitue généralement pas la cause première d'un accident, mais en favorise la survenue. L'importance de l'encadrement dans une association et l'application des dispositions des règlements intérieurs sont ici évidents. Il est important de souligner que cette structure organisée, avec fourniture d'informations météorologiques et de consignes de vols, ne se retrouve pas systématiquement dans les associations ou les clubs.
Le responsable des vols veille à la bonne réalisation des procédures, à la préparation des vols, à l'expérience récente des pilotes. Des défaillances dans la préparation du vol apparaissent plus fréquemment comme facteurs causaux d'accidents survenant à des pilotes propriétaires de leur aéronef.
Une prise de décision tardive a été identifiée dans vingt-six accidents ayant fait sept blessés.
La prise de décision s'intègre dans la stratégie du vol. Elle correspond à une succession d'opérations mentales devant être effectuées dans une période de temps qui est parfois extrêmement brève, notamment si le planeur évolue à basse hauteur.
Elle comprend :
Dans le cadre de l'enquête, seules les actions du pilote sont généralement identifiables. S'il apparaît que ces actions sont tardives et précipitées, c'est souvent parce que la prise de décision n'est pas intervenue à temps. Cette anomalie a peut-être pour origine une défaillance en amont, dans la perception d'informations, dans leur compréhension, dans la représentation mentale de la situation ou dans l'utilisation des connaissances du pilote.
Un autre élément, difficile à déterminer lors des enquêtes est l'obstination du pilote à vouloir poursuivre le vol dans des conditions défavorables. Les raisons en sont diverses : objectif de performance lors de l'exécution d'un circuit, émulation entre pilotes, volonté de revenir sur l'aérodrome de départ... Autant de points conduisant le pilote à vouloir poursuivre son vol dans un environnement défavorable. Cette cause a été clairement identifiée dans un atterrissage en campagne ayant fait un blessé (à rajouter aux chiffres ci-dessus). Elle est cependant sous-jacente dans de nombreux autres cas.
La prise de décision tardive et l'obstination à poursuivre le vol ont été mises en évidence dans dix-neuf atterrissages en campagne. Tous ces cas sont caractérisés par une trajectoire de prise de terrain extrêmement courte, avec un dernier virage effectué à très basse hauteur. La réduction de la trajectoire en finale empêche toute stabilisation de l'aéronef, compromet la précision du point d'aboutissement et le contrôle de l'arrondi. Pendant cette phase de vol et notamment lors du dernier virage, il arrive que le pilote perde le contrôle de son aéronef en raison de l'évolution réalisée à basse hauteur, de l'importance de la charge de travail, du stress dû à l'incertitude sur la réussite de la manoeuvre et de la pression temporelle.
Dans des accidents se produisant au cours de l'approche sur un aérodrome, la prise de décision tardive se traduit généralement par une arrivée trop basse. Il en résulte soit une collision avec des obstacles situés avant le seuil de la piste (haie, clôture), soit un atterrissage dans un champ à proximité immédiate des installations.
2.3 Représentation de la situation, évaluation des conditions météorologiques
Vingt-six accidents ayant fait neuf morts et six blessés sont principalement dus à une évaluation erronée des conditions météorologiques et aérologiques. Une prise en compte insuffisante de certaines conditions météorologiques peut aboutir à une perte de contrôle en vol ou une collision avec le relief. Les accidents se produisant dans ces circonstances sont très souvent mortels.
Pour l'année 2000, les accidents survenus à la suite d'une prise en compte insuffisante des conditions météorologiques ont impliqué en majorité des pilotes étrangers. Plus précisément, les trois quarts des accidents mortels concernent des pilotes étrangers surpris par certaines conditions aérologiques à proximité du relief, essentiellement dans les Alpes. Des situations météorologiques bien précises peuvent donner des taux de chute importants, comme par exemple des flux bien établis (mistral ou tramontane) si l'on se trouve sous le vent du relief ou une concordance entre des brises descendantes lorsque le versant n'est plus chauffé par le soleil et la subsidence à proximité d'un cumulus.
Plusieurs accidents correspondent à un atterrissage ou un décollage en campagne avec une composante de vent arrière ou une sous-estimation du vent de face en finale.
Enfin, l'erreur de représentation peut parfois être assimilée à une évaluation erronée des caractéristiques du champ choisi pour y réaliser un atterrissage d'urgence ou à une conception mentale de la trajectoire mal adaptée à la prise du terrain retenu.
Le défaut de vigilance est mis en évidence dans onze accidents ayant fait un mort et quatre blessés.
Ces événements surviennent généralement pendant la phase de croisière (spirale, transition) et sont souvent localisés dans les Alpes. Les planeurs peuvent y évoluer sur des trajectoires de circuit, dans des ascendances localisées ou le long de pentes où l'aérologie est favorable. Ainsi, ces aéronefs volent au voisinage les uns des autres, ou à proximité du relief, d'arbres ou de câbles.
Le défaut de vigilance peut, par exemple, se manifester lorsqu'un circuit visuel mal organisé conduit le pilote à fixer son attention sur un paramètre de vol bien précis au détriment de la nécessaire surveillance de l'environnement. Cette insuffisance dans la dispersion du circuit visuel se manifeste notamment lorsque l'attention du pilote est focalisée sur une anomalie, sur une tâche particulièrement délicate (lecture de carte) ou sur les instruments du tableau de bord. Les nouveaux équipements tels que les calculateurs de bord ou les GPS exigent des pilotes beaucoup de disponibilité pour la lecture des indicateurs ou la programmation du système.
Le défaut de vigilance peut parfois conduire à une perte de contrôle ou à un abordage. Il peut aussi se traduire par une évaluation défaillante d'une hauteur ou d'une distance. Dans ce cas, cette anomalie peut être reliée à la perturbation du jugement, évoquée dans la prise de décision tardive.
La fatigue est suspectée dans la contribution à de nombreux accidents. Elle a été clairement identifiée dans quatre accidents ayant fait deux morts et un blessé. Les conséquences de la fatigue se retrouvent souvent dans les atterrissages manqués. La fatigue est l'un des facteurs favorisant l'apparition d'un accident. Au cours d'une enquête technique, cet élément est souvent difficile à déceler. Les vols de planeurs sont fréquemment de longue durée. Sans que le pilote n'en ait vraiment conscience, la fatigue réduit ses possibilités d'action de manière insidieuse. Cette conséquence s'ajoute parfois aux effets de la chaleur, du soleil, de l'altitude et de la turbulence sur l'organisme. L'hydratation et l'alimentation, notamment lors des longs vols, revêtent également une importance particulière. De plus, pour les pilotes venant de loin, la fatigue du voyage n'est souvent pas résorbée avant les premiers vols et le manque de pratique lors des mois précédents devient un facteur contributif. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les pilotes étrangers venant voler en France ou pour les pilotes français ayant effectué un long trajet peu de temps avant les vols.
La technicité peut être définie comme étant l'aptitude ou l'habileté du pilote à manoeuvrer son aéronef.
Ce facteur intervient dans quarante-cinq événements ayant fait six morts et douze blessés. La maladresse ou l'erreur de pilotage se traduit par un défaut dans la qualité des actions sur les commandes. Cette anomalie est parfois suivie d'une perte de contrôle en vol. Le manque de technicité survient également dans les phases de vol près du sol (décollage, atterrissage en campagne ou sur aérodrome). Cette défaillance apparaît fréquemment dans les causes d'accidents survenant pendant les vols de début de saison ou lorsque le pilote a une faible expérience sur le modèle de planeur. L'ergonomie, souvent non-homogène entre les différents modèles de planeur, provoque parfois une confusion de commandes lorsque le pilote change de machine. Ce phénomène se produit plus fréquemment en période de stress ou de fatigue du pilote. L'expérience récente et la connaissance du planeur utilisé permettent d'aider le pilote à éviter ces confusions.
Pour les planeurs motorisés (planeurs autonomes ou planeurs à moteur d'appoint), une application inappropriée des procédures de mise en oeuvre du moteur au cours du vol peut également se traduire par un atterrissage précipité.
2.7 Formation, connaissance et expérience
Au cours de la formation d'un pilote, trois domaines peuvent être identifiés :
Les connaissances théoriques s'acquièrent par la lecture d'ouvrages spécialisés ou lors de cours donnés par des instructeurs. Chaque expérience nouvelle rencontrée par le pilote au cours d'un vol vient renforcer cette connaissance. La pratique débute dès les premières leçons avec l'aide de l'instructeur, puis se perfectionne au cours du temps. La personnalité du pilote, sa façon de se comporter face à une situation donnée, lui sont propres. Cependant, le rôle de l'instructeur est aussi d'avoir une influence sur la capacité de l'élève à prendre la décision appropriée. L'instructeur est un exemple pour l'élève qui, lors de ses premiers vols, va s'efforcer d'appliquer ce que l'instructeur lui a appris. Il sera tenté de reproduire en solo les manoeuvres montrées en double commande. L'instructeur, conscient de ce phénomène, prend des précautions ou évite les démonstrations qui pourraient s'avérer dangereuses si, par le suite, l'élève tentait de les réaliser prématurément en solo.
Ces trois domaines de la formation du pilote interviennent dans le mécanisme de sa prise de décision. Une défaillance dans un de ces domaines peut être à l'origine d'une prise de décision inappropriée et potentiellement risquée. Une défaillance dans la formation de base s'avère difficile à déceler dans une enquête. Seules les dernières actions menant directement à l'accident seront souvent retenues.
Un élément aggravant semble provenir d'une confiance en soi prématurée et excessive qui peut survenir dans la phase où le pilote a effectué plusieurs heures de vol après l'obtention du brevet. Le manque d'expérience peut amener le pilote à se mettre dans certaines circonstances inhabituelles, notamment lors des vols en campagne.
3.1 Quelques caractéristiques des accidents étudiés
Concernant les pilotes :
Concernant l'environnement :
3.2 Causes les plus fréquentes d'accidents
L'étude montre que les causes principales menant aux accidents les plus fréquents et les plus graves sont :
Remarque : le phénomène de fatigue a été suspecté dans de nombreux accidents à la suite de longs vols ou de longs trajets en voiture.
4 - Actions et conseils de sécurité
A la suite des accidents de 1996, le BEA s'est rapproché des organismes européens et notamment du Deutsche Aeroclub. Les organismes permanents d'enquêtes accidents et regroupements d'usagers sont conviés tous les deux ans depuis 1996 à une réunion qui a pour objectif de favoriser un échange d'informations afin d'améliorer la prévention auprès des pratiquants.
4.2 Principales recommandations déjà émises par le BEA
L'enquête technique sur un abordage entre deux planeurs[11] avait conduit le BEA à émettre deux recommandations de sécurité :
« que la DGAC conduise une étude des différents dispositifs permettant d'améliorer le visibilité des planeurs (bandes réfléchissantes, feux à éclat, etc...) en vue de rendre certains de ces dispositifs obligatoires. »
« que la DGAC établisse au plus tôt des conditions d'autorisation de vol en région montagneuse. »
A la suite de cet abordage, certains clubs et organismes ont procédé à la pose de bandes réfléchissantes sur les planeurs[12]. Ces dispositifs ont d'ailleurs été rendus obligatoires pour les épreuves du championnat de France. Il est cependant important de rappeler que la prévention des abordages est directement liée à la vigilance extérieure et à la détection des autres planeurs en évolution tout en respectant les règles de priorité générales et celles qui s'appliquent lors du vol en montagne. Ce point doit être souligné lors de la formation des pilotes privés et des instructeurs.
4.3 Formation et sensibilisation au risque
Il est essentiel lors de la formation des pilotes et des instructeurs d'insister sur l'importance du jugement du pilote et de la prise de décision lors du vol. La prise de décision tardive a été clairement identifiée dans vingt-six accidents survenus entre 1999 et 2001. Des cas concrets faisant appel au jugement du pilote pourraient ainsi être plus systématiquement étudiés lors de la formation des pilotes.
Les pilotes propriétaires de leur aéronef volent le plus souvent hors de toute structure organisée et ne bénéficient donc pas des conseils d'un chef pilote ou des briefings proposés par un club. Ces pilotes pourraient bénéficier des conseils et du soutien d'un responsable de plate-forme. L'analyse des statistiques montre que les briefings météo et sécurité des vols dispensés dans les aéroclubs sont des éléments incontournables au bon déroulement du vol. Les responsables de clubs doivent s'efforcer de maintenir et promouvoir cette pratique.
Il est important de sensibiliser les pilotes étrangers sur les conditions du vol en montagne, sur la prise en compte de l'aérologie à proximité des reliefs et des risques encourus en évoluant sous le vent de ceux-ci. Il est important également de mettre l'accent sur le phénomène de fatigue survenant lors des vols s'effectuant à la suite de longs déplacements ou lors d'une succession de longs vols plusieurs jours consécutifs. Cette fatigue, souvent insidieuse, provoque une baisse de la vigilance et une altération de la capacité de jugement et de la prise de décision.
Enfin, il paraît important de favoriser le retour d'expérience : les événements mineurs vécus par les pilotes peuvent :
Dpt : Départements / M : Morts / B : Blessés / I : Indemnes
| Date |
Lieu |
Dpt |
Modèle |
Evénement |
M |
B |
I |
| 02/01/99 |
Aérodrome d'ISSOIRE |
63 |
Wassmer WA 22 A |
Atterrissage dur en vol solo. |
0 |
0 |
1 |
| 15/01/99 |
SEILLANS |
83 |
Schleicher S.F.B KA 6 E |
Collision avec des arbres. |
0 |
0 |
1 |
| 16/01/99 |
Aérodrome d'ITXASSOU |
64 |
Centrair 101 T « pégase » |
Atterrissage dur consécutif à une approche non stabilisée. |
0 |
0 |
1 |
| 12/02/99 |
GORNIES |
34 |
Grob 103 C « Twin 3 Accro » |
Abordage en vol avec un avion de ligne. |
0 |
0 |
2 |
| 25/02/99 |
LA BREDE |
33 |
Scheibe SF28A « Tandem Falke » |
Arrêt moteur suivi d'un atterrissage d'urgence dans une vigne. |
0 |
0 |
2 |
| 14/03/99 |
LA MOTTE DU CAIRE |
04 |
Przedsiebiorstwo SZD 55-1 |
Collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 20/03/99 |
Aérodrome de REVEL |
31 |
Scheibe SF 25 C « Falke » |
Collision avec les sol, remise de gaz manquée en planeur motorisé. |
0 |
0 |
1 |
| 24/03/99 |
Aérodrome d'OLORON |
64 |
Schempp Hirth « Janus C » |
Passage en position haute lors du remorqué. Le pilote largue le câble et le planeur percute le sol. |
0 |
1 |
1 |
| 22/04/99 |
THEIZE |
69 |
Schempp Hirth CS 11-75 |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 25/04/99 |
VEYNES |
05 |
Schempp Hirth « Ventus B 16 » |
Passage en IMC, rupture en vol. |
0 |
0 |
1 |
| 28/04/99 |
Aérodrome de BAILLEAU |
28 |
Glaser Dirks DG 500 Elan TR « Trainer » |
Cheval de bois à l'atterrissage. |
0 |
0 |
2 |
| 01/05/99 |
Aérodrome de STRASBOURG NEUHOF |
67 |
Vazduhoplovno Cirrus |
Malaise du pilote lors d'un décollage au treuil. |
1 |
0 |
0 |
| 08/05/99 |
Aérodrome de ROCHEFORT |
17 |
Scheibe SF25 B « Falke » |
Cheval de bois à l'atterrissage. |
0 |
0 |
2 |
| 09/05/99 |
SEYNE LES ALPES |
04 |
SZD 48-1 Jantar Standard 2 |
Collision avec le relief. |
0 |
1 |
0 |
| 24/05/99 |
Aérodrome de DIJON DAROIS |
21 |
Grob G103 « Twin Astir » |
Perte de contrôle du planeur lors d'un décollage au treuil. |
0 |
0 |
2 |
| 04/06/99 |
MALLEFOUGASSE |
04 |
Rolladen Schneider LS3-17 |
Le planeur est pris dans des rabattants et percute le sol. |
0 |
1 |
0 |
| 05/06/99 |
Aérodrome d'OLORON |
64 |
Grob G103 « Twin Astir » |
Cheval de bois à l'atterrissage en instruction. |
0 |
0 |
2 |
| 08/06/99 |
MENESTREAU EN VILLETTE |
45 |
Centrair 101 T « Pégase » |
Collision avec des arbres. |
1 |
0 |
0 |
| 12/06/99 |
Aérodrome de CHATEAU-ARNOUX |
04 |
Schempp Hirth « Ventus B » |
Perte de contrôle au décollage. |
0 |
1 |
0 |
| 13/06/99 |
PUY SAINT EUSEBE |
05 |
Schleicher ASW20 F |
Autorotation suivie d'une collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 16/06/99 |
PEYRESTORTES |
66 |
Glaser Dirks DG500 M « Trainer » |
Problème de rentrée moteur suivi d'un atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 19/06/99 |
CHATILLON SUR MORIN |
51 |
Glaser Dirks DG 600 |
Abordage entre un LS4 et un planeur Glaser Dirks. |
0 |
1 |
0 |
| 19/06/99 |
CHATILLON SUR MORIN |
51 |
Rolladen Schneider LS4 |
Abordage entre un LS4 et un planeur Glaser Dirks. |
1 |
0 |
0 |
| 02/07/99 |
BESSANS |
73 |
Glaser Dirks DG 800 B |
Autorotation suivie d'une collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 03/07/99 |
SAINT SYMPHORIEN D'OZON |
69 |
Rolladen Schneider LS6 B |
Perte d'altitude, atterrissage en campagne manqué. |
0 |
1 |
0 |
| 07/07/99 |
Aérodrome d'ISSOUDUN |
36 |
Schempp Hirth « Nimbus 4 D » |
Atterrissage manqué lors de l'arrivée d'une épreuve du championnat de France. |
0 |
0 |
2 |
| 09/07/99 |
SAINT MARTIN DE LONDRES |
34 |
Schempp Hirth CS 11 |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 11/07/99 |
Aérodrome de JOIGNY |
89 |
Hoffman H 36 Dimona |
Perte de contrôle en montée initiale. |
2 |
0 |
0 |
| 15/07/99 |
Aérodrome de MERVILLE |
59 |
Carman M100 S « Mésange » |
Atterrissage manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 16/07/99 |
CHESSY LES MINES |
69 |
Scheibe 11 L.C.A |
Atterrissage en campagne, collision avec des arbres. |
0 |
0 |
1 |
| 17/07/99 |
SEURRE |
21 |
Stemme S10V |
Perte d'une pale d'hélice en vol. |
0 |
0 |
2 |
| 17/07/99 |
PEYRUS |
26 |
Scheibe SF28A « Tandem Falke » |
Perte de contrôle en vol, collision avec des arbres. |
1 |
1 |
0 |
| 19/07/99 |
Aérodrome de BLOIS |
41 |
Schleicher ASW20 L Top |
Décrochage en dernier virage, collision avec le sol. |
0 |
1 |
0 |
| 21/07/99 |
Col de la ROCHE BERNAUDE |
05 |
Schleicher ASH 26E |
Collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 30/07/99 |
ECHALLON |
01 |
Grob G102-77 Astir CS |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 01/08/99 |
CHAUVIGNY |
86 |
Schempp Hirth « Nimbus 2 » |
Largage à 40 mètres de hauteur après le décollage, collision avec le sol. |
0 |
1 |
0 |
| 20/08/99 |
VIGOUX |
36 |
Avialsa CR A60 Fauconnet |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
1 |
0 |
| 24/08/99 |
Aérodrome de MONT LOUIS LA QUILAINE |
66 |
Centrair CT 201 B « Marianne » |
Perte de contrôle lors d'un atterrissage vent arrière en instruction. |
0 |
1 |
0 |
| 31/08/99 |
Aérodrome de PERIGUEUX |
24 |
Grob G103 « Twin Astir » |
Atterrissage dur en vol solo. |
0 |
0 |
1 |
| 04/09/99 |
LES MOISES |
74 |
S.T.R.A CB 15 « Cristal » |
Perte de contrôle lors d'un décollage au treuil. |
0 |
1 |
0 |
| 05/09/99 |
PEYROULES |
04 |
Schleicher ASW20 L |
Abordage entre un ASW20 et un Ventus. |
0 |
0 |
1 |
| 05/09/99 |
PEYROULES |
04 |
Schempp Hirth Ventus CM |
Abordage entre un ASW20 et un Ventus. |
1 |
0 |
0 |
| 10/10/99 |
VALERNES |
04 |
Rolladen Schneider LS4 A |
Décrochage en virage, collision avec le sol. |
0 |
1 |
0 |
| 25/11/99 |
Aérodrome de PERPIGNAN-RIVESALTES |
66 |
Scheibe SF 28A « Tandem Falke » |
Atterrissage dur. |
0 |
0 |
1 |
| 06/02/00 |
Aérodrome de NANCY MALZEVILLE |
54 |
Scheibe SF 28 A « Tandem Falke » |
Perte de contrôle en finale à la suite d'une ouverture intempestive de la verrière. |
0 |
0 |
2 |
| 01/03/00 |
Aérodrome de VIENNE |
38 |
Scheibe SF 25 E « Super Falke » |
Perte de contrôle au décollage. |
0 |
0 |
2 |
| 08/03/00 |
VERDACHES |
04 |
Glaser Dirks DG 200 |
Atterrissage en campagne, collision avec le terrain. |
0 |
0 |
1 |
| 11/03/00 |
OLORON SAINTE MARIE |
64 |
Centrair 101 A «Pégase» |
Atterrissage en campagne, confusion des commandes en finale. |
0 |
0 |
1 |
| 16/03/00 |
SEYNE LES ALPES |
04 |
Schempp Hirth Discus BT |
Collision avec des arbres. |
0 |
1 |
0 |
| 19/03/00 |
Aérodrome de PUIVERT |
11 |
Avialsa A60 « Fauconnet » |
Atterrissage en campagne, collision avec un câble électrique. |
0 |
1 |
0 |
| 21/03/00 |
Aérodrome de FAYENCE |
83 |
Stemme S10 VT |
Atterrissage manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 21/03/00 |
AVRIEUX, Col de Pelouse |
73 |
Glaser Dirks DG 600 M |
Départ en autorotation, collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 22/04/00 |
Aérodrome de STRASBOURG NEUHOF |
67 |
Schleicher ASW20 F |
Collision avec un câble de treuil lors du roulement au décollage. |
0 |
1 |
0 |
| 01/05/00 |
Aérodrome d'ISSOUDUN |
36 |
Centrair 201 A «Marianne» |
Atterrissage manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 03/05/00 |
SAUCATS |
33 |
Centrair C 101 A «Pégase» |
Atterrissage en campagne, collision avec des arbres. |
0 |
0 |
1 |
| 08/05/00 |
Aérodrome de SAUMUR |
49 |
Centrair C 101 A «Pégase» |
Décollage interrompu manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 22/05/00 |
Aérodrome de SOLLIERES |
73 |
Rolladen Schneider LS 6 C |
Perte de contrôle lors du remorquage aile basse. |
0 |
1 |
0 |
| 01/06/00 |
SERANON |
06 |
Glaser Dirks DG200-17 |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 07/06/00 |
VINON |
04 |
Condor (Construction amateur) |
Perte de puissance du planeur motorisé au décollage, collision avec le sol lors du demi-tour pour rejoindre la piste. |
0 |
1 |
0 |
| 07/06/00 |
Aérodrome de FLORAC |
48 |
Centrair 201 B 1 « Marianne » |
Perte de contrôle lors du décollage au treuil en vol d'instruction. |
0 |
0 |
2 |
| 11/06/00 |
METZ EN COUTURE |
62 |
Grob G103 « Twin Astir » |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 16/06/00 |
Aérodrome de MONT DAUPHIN |
05 |
Glaser Dirks DG 500 M « Trainer » |
Décrochage du câble sans action volontaire du pilote, atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 22/06/00 |
BUNO BONNEVAUX |
91 |
Grob G103 « Twin Astir 2 » |
Atterrissage en campagne, collision avec des obstacles. |
0 |
0 |
2 |
| 24/06/00 |
CANJUERS |
83 |
Glasflugel 201 B « Standard Libelle » |
Perte de contrôle, collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 05/07/00 |
SEGRY |
36 |
Schempp Hirth « Discus 2 B » |
Collision avec une ligne électrique. |
0 |
0 |
1 |
| 11/07/00 |
LA CHARCE |
26 |
Schempp Hirth « duo Discus » |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
2 |
0 |
| 16/07/00 |
Aérodrome de BARCELONNETTE |
04 |
Glasflugel « Standard Libelle » 201 B |
Atterrissage court, collision avec des arbres. |
0 |
0 |
1 |
| 18/07/00 |
LA ROCHE ESCLAPON |
83 |
Glasflugel H304 |
Atterrissage en campagne manqué, prise en compte insuffisante du vent. |
0 |
0 |
1 |
| 22/07/00 |
MAJASTRES |
04 |
Schempp Hirth « Ventus 2 C » |
Collision avec le relief. |
0 |
1 |
0 |
| 27/07/00 |
SERRES |
05 |
S.D.A. Rallye 235 E-D |
Passage en position haute du planeur lors du remorqué, collision avec le sol de l'avion remorqueur. |
1 |
0 |
0 |
| 01/08/00 |
Aérodrome de LYON CORBAS |
69 |
Grob G102-77 Astir CS |
Atterrissage court, collision avec des obstacles. |
0 |
0 |
1 |
| 02/08/00 |
Aérodrome de TOURS LE LOUROUX |
37 |
Wassmer 30 « Bijave » |
Collision avec des obstacles lors d'un atterrissage court, prise en compte insuffisante du vent en finale. |
0 |
1 |
1 |
| 03/08/00 |
Aérodrome de SAINTES |
17 |
Grob G102-77 Astir CS |
Atterrissage manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 10/08/00 |
ALDUDES |
64 |
Schleicher ASK 21 |
Atterrissage dur en campagne. |
0 |
1 |
1 |
| 15/08/00 |
Aérodrome de COULOMMIERS |
77 |
Grob G102 Astir J |
Atterrissage manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 10/09/00 |
PORTA, massif du CAMPCARDOS |
66 |
Glaser Dirks DG 400 |
Collision avec le relief, prise en compte insuffisante des conditions météorologiques. |
0 |
1 |
0 |
| 18/09/00 |
Col de SAINT JURS |
04 |
Glaser Dirks DG 400 |
Collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 03/03/01 |
AILLON LE JEUNE |
73 |
Schleicher ASK 13 |
Collision avec le relief. |
0 |
0 |
1 |
| 16/03/01 |
Aérodrome de BARCELONNETTE |
04 |
Schempp Hirth « Discus » BT |
Atterrissage manqué, utilisation inappropriée du turbo. |
0 |
0 |
1 |
| 24/03/01 |
Aérodrome de SERRES LA BATIE |
05 |
Schleicher ASH 25 |
Perte de contrôle au décollage en planeur motorisé. |
0 |
1 |
1 |
| 07/04/01 |
Aérodrome de FAYENCE |
83 |
H.A.O.C. HK 36 R « Super Dimona » |
Atterrissage dur, confusion de commandes. |
0 |
0 |
2 |
| 12/04/01 |
MONTAGNAC MONTPEZAT |
04 |
Schleicher ASK 13 B |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
1 |
0 |
| 12/04/01 |
Aérodrome de GRAULHET |
81 |
Grob G 102-77 Astir CS |
Atterrissage dur, confusion de commandes. |
0 |
0 |
1 |
| 14/04/01 |
PONT SAINTE MARIE |
10 |
Rolladen Schneider LS4 B |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
1 |
0 |
| 08/05/01 |
Aérodrome de PONT SUR YONNE |
89 |
Rolladen Schneider LS1 F |
Perte de contrôle après décollage lors d'un remorqué. |
0 |
0 |
1 |
| 11/05/01 |
Aérodrome de VILLEFRANCHE TARARE |
89 |
Scheibe SF 25 E « Super Falke » |
Cheval de bois à l'atterrissage. |
0 |
0 |
1 |
| 16/05/01 |
Aérodrome BORDEAUX LEOGNAN |
33 |
Rolladen Schneider LS1 D |
Cheval de bois au décollage. |
0 |
0 |
1 |
| 24/05/01 |
Aérodrome de SAINT QUENTIN |
02 |
Schleicher ASK 13 |
Atterrissage manqué, collision avec le sol. |
0 |
1 |
0 |
| 26/05/01 |
SARROGNAN |
39 |
Schempp Hirth Janus B |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 26/05/01 |
ANDELOT EN MONTAGNE |
39 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Collision avec ligne électrique lors d'un atterrissage en campagne. |
0 |
0 |
1 |
| 28/05/01 |
Aérodrome de BLOIS |
41 |
H.A.O.C. HK 36 TTC « Super Dimona » |
Touché décollé manqué en instruction sur planeur motorisé. |
0 |
0 |
2 |
| 07/06/01 |
PEYROULE |
04 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Atterrissage en campagne manqué , collision avec obstacle. |
0 |
0 |
1 |
| 07/06/01 |
PRESLES |
38 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Collision avec des arbres au niveau d'une crête. |
0 |
0 |
1 |
| 13/06/01 |
Aérodrome de LYON BRINDAS |
69 |
Centrair 201 B 1 « Marianne » |
Atterrissage manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 20/06/01 |
Aérodrome de FAYENCE |
83 |
Schempp Hirth « Ventus CM » |
Décollage manqué en planeur motorisé. |
0 |
0 |
1 |
| 21/06/01 |
MAS DE LONDRE |
34 |
Rolladen Schneider LS 4 |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
1 |
| 29/06/01 |
Aérodrome de SAINT GIRONS ANTICHAN |
09 |
Centrair 201 B « Marianne » |
Treuillage manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 30/06/01 |
Aérodrome de COLMAR HOUSSEN |
68 |
Grob G 102-77 ASTIR CS |
Cheval de bois à l'atterrissage en instruction. |
0 |
1 |
0 |
| 13/07/01 |
GUILLESTRE |
05 |
Rolladen Schneider LS 7 |
Collision avec des arbres sur une crête. |
0 |
0 |
1 |
| 23/07/01 |
SAINT JURS |
04 |
Schleicher ASW 24 |
Décrochage en finale consécutif à un atterrissage simultané avec un autre planeur sur la même piste. |
1 |
0 |
0 |
| 23/07/01 |
MONTAGNE DU SEMNOZ |
74 |
Schempp Hirth « Janus CM » |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 26/07/01 |
ENTREPIERRES |
04 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Collision avec ligne électrique. |
0 |
1 |
0 |
| 27/07/01 |
Massif de GRAND ARC |
73 |
Schleicher ASW 20 F |
Collision avec le relief. |
1 |
0 |
0 |
| 01/08/01 |
BLEGIERS |
04 |
Rolladen Schneider LS 4 |
Collision avec le relief. |
0 |
1 |
0 |
| 03/08/01 |
LA FERRIERE |
85 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Atterrissage en campagne avec une composante de vent arrière. |
0 |
0 |
1 |
| 10/08/01 |
VEBRON |
48 |
Centrair SNC 34 C « Alliance » |
Collision avec des arbres en instruction. |
0 |
0 |
1 |
| 14/08/01 |
LABROSSE |
45 |
H.A.O.C. HK 36 TTC « Super Dimona » |
Collision avec une ligne électrique lors d'un exercice d'atterrissage en campagne en instruction. |
0 |
2 |
0 |
| 14/08/01 |
Aérodrome de TOURS LE LOUROUX |
37 |
Schleicher ASW 15 B |
Atterrissage manqué en vol solo. |
0 |
0 |
1 |
| 23/08/01 |
VESCEMONT |
90 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Confusion de commandes en atterrissage en campagne. |
0 |
0 |
1 |
| 25/08/01 |
Aérodrome de FALAISE |
14 |
Glaser Dirks DG500/22 |
Roulage au sol non maîtrisé, collision avec un hangar. |
0 |
0 |
2 |
| 02/09/01 |
Aérodrome de BARCELONNETTE |
04 |
Rolladen Schneider LS 6 B |
Collision avec des arbres en finale. |
0 |
0 |
1 |
| 10/09/01 |
VALAVOIRE |
04 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Passage sous le vent du relief, atterrissage forcé. |
0 |
0 |
1 |
| 12/09/01 |
LES MEES |
04 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
1 |
0 |
| 28/09/01 |
SAINT PAUL SUR UBAYE |
04 |
Centrair SNC 34 C « Alliance » |
Collision avec le relief en instruction. |
2 |
0 |
0 |
| 28/09/01 |
BEAUREGARD BARET |
26 |
Centrair 101 A « Pégase » |
Collision avec des arbres sur une crête. |
1 |
0 |
0 |
| 06/10/01 |
SAINT ANTOLY |
31 |
Centrair 201 B1 « Marianne » |
Atterrissage en campagne manqué. |
0 |
0 |
2 |
| 01/11/01 |
Aérodrome de OUENGHI |
NC |
Grob G 103 G « Twin Astir » |
Rupture du câble de treuil. |
0 |
0 |
2 |
Annexe 2 : perte de contrôle en vol, arbre des causes

exemple de l'accident du planeur immatriculé I-DLEA le 24 juin 2000
Annexe 3 : collision en vol avec des obstacles
arbre des causes

Exemple de l'accident survenu au planeur immatriculé F-CHDS le 7 juin 2001
Annexe 3bis :collision au sol avec des obstacles
arbre des causes

Annexe 4 : atterrissage manqué
arbre des causes

Exemple de l'accident survenu au planeur immatriculé F-CEXP le 12 avril 2001
Annexe 4bis : décollage manqué
arbre des causes

Exemple de l'accident survenu au planeur immatriculé D-7390 le 22 mai 2000
Accident : événement, lié à l'utilisation d'un aéronef, qui se produit entre le moment où une personne monte à bord avec l'intention d'effectuer un vol et le moment où toutes les personnes, qui sont montées dans cette intention, sont descendues, et au cours duquel :
1. une personne est mortellement ou grièvement blessée du fait qu'elle se trouve :
dans l'aéronef, ou
en contact direct avec une partie quelconque de l'aéronef, y compris les parties qui s'en sont détachées, ou
directement exposée au souffle des réacteurs,
sauf s'il s'agit des lésions dues à des causes naturelles, de blessures infligées à la personne par elle-même ou par d'autres ou de blessures subies par un passager clandestin caché hors des zones auxquelles les passagers et l'équipage ont normalement accès; ou
2. l'aéronef subit des dommages ou une rupture structurelle :
qui altèrent ses caractéristiques de résistance structurelle, de performances ou de vol, et
qui devraient normalement nécessiter une réparation importante ou le remplacement de l'élément endommagé,
sauf s'il s'agit d'une panne de moteur ou d'avarie de moteur lorsque des dommages sont limités au moteur, à ses capotages ou à ses accessoires, ou encore de dommages limités aux hélices, aux extrémités d'ailes, aux antennes, aux pneumatiques, aux freins, aux carénages ou à de petites entailles ou perforations du revêtement; ou
3. l'aéronef a disparu ou est totalement inaccessible.
Blessure grave : toute blessure que subit une personne au cours d'un accident et qui :
nécessite l'hospitalisation pendant plus de quarante-huit heures, cette hospitalisation commençant dans les sept jours qui suivent la date à laquelle les blessures ont été subies; ou
se traduit par la fracture d'un os (exception faite des fractures simples des doigts, des orteils ou du nez); ou
se traduit par des déchirures qui sont la cause de graves hémorragies ou des lésions d'un nerf, d'un muscle ou d'un tendon; ou
se traduit par la lésion d'un organe interne; ou
se traduit par des brûlures du deuxième ou du troisième degré ou par des brûlures affectant plus de 5 % de la surface du corps; ou
résulte de l'exposition vérifiée à des matières infectieuses ou à un rayonnement pernicieux.
Blessure mortelle : toute blessure que subit une personne au cours d'un accident, et qui entraîne sa mort dans les 30 jours qui suivent la date de cet accident.
Incident : événement autre qu'un accident, lié à l'utilisation d'un aéronef qui compromet ou pourrait compromettre la sécurité de l'exploitation.
Incident grave : incident dont les circonstances indiquent qu'un accident a failli se produire.
Exemples d'incidents graves (extrait du Supplément C de l'Annexe 13 à la convention relative à l'aviation civile internationale ) :
Quasi collision ayant exigé une manoeuvre d'évitement pour prévenir un abordage.
Impact avec le sol sans perte de contrôle évité de justesse.
Atterrissage ou tentative d'atterrissage sur une piste fermée ou non libre.
Incidents au décollage ou à l'atterrissage. Incidents tels que prise de terrain trop courte, dépassement de piste ou sortie latérale de piste.
[1] Voir les définitions en annexe 5.
[2] Jusqu'en 1997, l'accident est défini selon l'IGAC 300. Depuis le 1er janvier 1997, c'est la définition internationale (Annexe 13 à la convention relative à l'aviation civile internationale) qui est prise en compte. L'application de cette définition, sans conséquence sur le nombre de morts ou blessés, a pu affecter des événements considérés comme incidents, alors que la définition précédente les classait en accidents.
[3] Accident survenu au planeur immatriculé I-DLEA en annexe 2.
[4] Accident survenu au planeur immatriculé F-CHDS en annexe 3.
[5] RCA 1, Art. 4.5 : sauf pour les besoins du décollage, de l'atterrissage (...), aucun vol VFR ne doit être effectué :
·Au dessus des zones à forte densité, des villes ou autres agglomérations ou de rassemblements de personnes en plein air à moins de 300m au dessus de l'obstacle le plus élevé situé dans un rayon de 600m autour de l'aéronef;
.Ailleurs qu'aux endroits spécifiés ci-dessus, à une hauteur de moins de 150m au dessus du sol ou de l'eau et à une distance de moins de 150m de toute personne, de tout véhicule (...) à la surface ou de tout obstacle artificiel. Les aéronefs non motopropulsés effectuant des vols de pente peuvent faire exception à cette règle sous réserve de n'entraîner aucun risque pour les personnes ou les biens à la surface.
[6] Accident survenu au planeur immatriculé F-CEXP en annexe 4.
[7] Accident survenu au planeur immatriculé D-7390 en annexe 4bis.
[8] Rapport n° F-VG990212 et F-XB990212 relatif à l'abordage survenu le 12 février 1999 à Gorniès (34) à un Airbus A320 et un planeur Grob 103 C.
[9] Les chiffres relatifs aux accidents sont parfois rapprochés des indicateurs d'activité (nombre d'heures de vol par exemple) fournis par le SFACT ou la FFVV. Les résultats sont alors arrondis lorsqu'ils sont obtenus par extrapolation de données partielles.
[10] Les données relatives à l'expérience des pilotes n'étaient pas disponibles pour trois accidents.
[11] Abordage survenu le 4 juin 1998 aux Hautes Duyes (04) entre deux planeurs.
[12] Un abordage a semble-t-il été évité. (voir REC info n°6 de l'année 2002)